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Arrêter de croire qu’en maltraitant son corps à coups de privations, on pourra parvenir à une perte de poids durable, c’est déjà rompre avec le cercle vicieux des régimes yo-yo qui font toujours reprendre plus de poids, et donc s’offrir la possibilité d’arrêter de grossir.

Mais arrêter les régimes peut aussi permettre de maigrir.

Pour cela, il est nécessaire de prendre un peu de temps afin de comprendre pourquoi on a pris du poids, travailler sur ces causes et changer ses habitudes en douceur.

Si vous avez grossi, c’est probablement parce que vous mangez plus que vous n’en avez besoin: parce que vous êtes bon-vivant et aimez faire « honneur » au cuisinier, parce que vous craquez sur du chocolat, du fromage ou des biscuits apéros le soir en rentrant du travail, parce que vous finissez systématiquement vos assiettes (voire celles de vos enfants) pour « ne pas gâcher », parce que vous êtes gourmand, ou stressé, ou n’aimez pas cuisiner, ou vivez seul, ou avec une grande famille ou …. Les raisons ne manquent pas!

Entreprendre un travail de fond sur votre comportement alimentaire c’est faire le point sur votre fonctionnement, retrouver les signaux de faim et de satiété et rompre avec beaucoup de croyances alimentaires. C’est faire la paix avec son assiette pour apprendre à manger avec sérénité ce qui vous fait envie dans les quantités qui correspondent à vos besoins, et retrouver ainsi votre poids d’équilibre.

Naturellement, sans violence.

Vous avez certainement entendu le slogan publicitaire de Weight Watchers: « Arrêtez les régimes, commencez Weight Watchers ». Derrière ce slogan, il y aurait l’idée qu’un régime serait un programme forcément déséquilibré voire restrictif ou frustrant.

D’ailleurs, quand on parle de régime, bon nombre de patients pensent immédiatement aux régimes les plus farfelus comme le régime « soupe au chou », le régime ananas ou dernièrement le régime Dukan (les exemples ne manquent pas, nous pourrions en citer des milliers …), mais peu associent le terme de régime avec « régime équilibré » ou même avec juste le fait de « faire attention ».

En réalité, un régime, c’est la volonté de contrôler son alimentation dans le but de maigrir, que ce soit en s’imposant un nombre de repas à respecter, des aliments à privilégier, d’autres à limiter, en comptant des points, des calories ou des portions, bref, en suivant un plan pré-établi sans tenir compte des signaux que nous envoie notre corps.

Un régime c’est remplacer les mécanismes neurophysiologiques inconscients qui permettent la régulation du poids par un contrôle mental volontaire et conscient.

Alors est-ce que ça marche?

Les spécialistes du comportement alimentaire classent les mangeurs en deux groupes:

– les mangeurs intuitifs qui mangent en fonctions de leurs signaux internes (faim et rassasiement)

– les mangeurs contrôlés qui essaient de contrôler leur alimentation par la volonté

De nombreuses études montrent que les mangeurs intuitifs sont moins susceptibles d’être en surpoids, que leur poids est plus stable dans le temps et qu’ils passent moins de temps à penser à la nourriture.

Les mangeurs contrôlés, au contraire, sont plus susceptibles de manger en réaction aux publicités, de manger en grande quantité quand la nourriture est disponible (par exemple aux buffets à volonté) ou quand ils font un petit écart (finir la tablette de chocolat sans pouvoir s’arrêter à un carré). Au final, cette tentative de contrôle aboutit non pas à un poids satisfaisant mais à une relation pervertie à la nourriture, faite d’anxiété de grossir et de culpabilité.

Car ce contrôle absolu qu’on aimerait avoir sur son alimentation est impossible! Les aliments ne sont pas une somme de nutriments, et oublier les aspects gustatifs et émotionnels de l’alimentation, que l’on veuille mincir ou pas, rend la tâche intenable.

C’est pourquoi, travailler sur ses croyances, ses émotions et ses sensations alimentaires est le seul moyen de retrouver un rapport serein à la nourriture et d’atteindre son poids d’équilibre.

Faire un « petit régime » de printemps est devenu aujourd’hui une étape quasi aussi incontournable et saisonnière que faire ses carreaux ou rempoter ses géranium.

Pourtant, si l’excès de poids peut-être néfaste pour la santé, maigrir n’importe comment n’est pas sans conséquences. A tel point que les pouvoirs publics s’en sont inquiétés et ont demander à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire Alimentation Environnement Travail) une expertise sur le sujet.

Résultat: dans un rapport publié par l’ANSES, des experts ont passé au crible plus d’une quinzaine de régimes parmi les plus populaires (Dukan, Chrononutrition, Montignac, Cohen, Atkins, Weight Watchers, etc). Le verdict est sans appel.

Outre leur totale inefficacité à long terme (puisque 80% des personnes ayant perdu du poids grâce à un régime le reprennent au bout d’1 an et 95% au bout de 5 ans), les régimes amaigrissants pratiqués sans les recommandations ni le suivi d’un spécialiste (par exemple les régimes diffusés par les livres ou internet) présentent de nombreux risques pour la santé.

Ils perturbent le fonctionnement normal du corps et peuvent avoir un impact sur les os, le cœur et les reins par les privations ou les surconsommations de certains nutriments qu’ils proposent.

Ils induisent également des modifications du métabolisme énergétique et de la régulation physiologique du comportement alimentaire ainsi que des perturbations psychologiques, souvent à l’origine du « cercle vicieux » d’une reprise de poids, voire d’un gain de poids pas toujours réversible.

Zoom sur les principales perturbations:

  • diminution de la masse musculaire: une perte de poids rapide se traduit avant tout par une perte de masse musculaire et un affaiblissement, et ce, même pour les régimes hyperprotéinés (type Dukan).
  • diminution de la masse minérale osseuse (avec risque de fragilisation osseuse précoce)
  • risques de mort subite en lien avec des troubles du rythme cardiaque, la fluctuation du poids pouvant être un facteur de risque cardiovasculaire et de syndrome métabolique (en cas d’amaigrissement rapide)
  • risques d’inflammations et fibroses hépatiques ainsi que de calculs biliaires
  • risques d’atteinte rénale (pour les régimes hyperprotéinés) – carences en fer, vitamines et minéraux
  • troubles digestifs passagers de type constipation – perturbations hormonales – troubles du comportement alimentaire
  • aggravation du surpoids

La prise en charge des problèmes de poids nécessite un diagnostic précis des causes et une analyse du contexte, elle permet de définir les objectifs et les moyens à mettre en oeuvre et ne se limite pas à la simple prescription de règles diététiques.

Un livre ne pourra jamais remplacer l’accompagnement personnalisé que propose un professionnel de santé et seule une modification durable du comportement alimentaire peut permettre une perte de poids durable et sans danger.

Face aux rondeurs (réelles ou imaginaires) de leurs filles, de nombreuses mères s’inquiètent et tentent de prendre le contrôle de l’alimentation de leur enfant.

Un interventionnisme qui peut mettre en péril la construction de l’estime de soi et du comportement alimentaire de l’enfant à long terme.

En effet, en imposant des règles alimentaires drastiques à son enfant pour contrôler son poids, on perturbe les signaux de faim et de rassasiement, ce qui peut, à terme, engendrer des troubles du comportement alimentaire. En outre, plus ces restrictions sont importantes, plus la jeune fille est susceptible de souffrir d’une mauvaise estime de soi … ce qui entraine des effets bien plus délétères que quelques kilos en trop!

Alors comment trouver l’attitude juste face à l’embonpoint de son enfant?

  • Déjà, éviter à tout prix les remarques blessantes, même dites sur le ton de la plaisanterie: « Dis donc, c’est quoi, ce petit ventre, là? »
  • Lui apprendre à écouter ses sensations alimentaires et ne jamais le forcer à finir son assiette
  • Faire du repas un moment de partage et de plaisir.
  • Le valoriser et lui assurer qu’on l’aimera toujours, quel que soit son gabarit.
  • Écouter sa souffrance, essayer de comprendre d’où vient sa prise de poids plutôt que d’essayer de la contrôler.
  • Ne pas hésiter à consulter, pour soi ou pour l’enfant, si l’on sent que l’on a besoin de conseils ou tout simplement d’en parler.

Après des années de régimes, avec des répercussions aussi catastrophiques sur le poids que sur l’estime de soi, Caroline a décidé de tourner le dos aux restrictions. Grâce à un travail basé sur l’écoute de soi, elle a pu retrouver sérénité alimentaire, confiance en elle … et perdre du poids!

Cette approche relatée au travers de son expérience, est pratiquée par les thérapeutes du GROS, dont je fais partie, tout comme le Dr Zermati.



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Manger moins de viande rouge mais plus de poisson gras et de légumineuses, se tourner plutôt vers l'huile de colza ou de noix. Ces recommandations visent à rééquilibrer un régime alimentaire souvent trop riche.

Moins de viande rouge, moins de sel et plus de légumineuses dans votre assiette, voilà les recommandations de l'Agence nationale de Sécurité sanitaire de l'Alimentation rendues publiques mardi. L'Anses a présenté de nouveaux repères pour "satisfaire les besoins nutritionnels de la population adulte" en évitant au maximum certains contaminants chimiques. En clair, manger mieux. Europe 1 vous donne toutes les clés pour vous rapprocher du régime alimentaire idéal.

Quelles recommandations? L'Agence nationale recommande de réduire sa consommation de charcuterie (pas plus de 25g par jour) mais aussi de viande rouge à 500g par semaine. Le mieux étant d'en consommer seulement une à deux fois par semaine. Les boissons sucrées telles que les jus de fruit sont également à limiter à un verre par jour.

À l'inverse, la consommation de poissons gras est chaudement recommandée deux fois par semaine (pour leurs apports en oméga 3) ainsi que les huiles végétales de colza ou de noix qui ont des apports en "bon gras". Les légumineuses (lentilles, fèves ou pois chiches) sont également à consommer en plus grande quantité pour bénéficier de leurs apports en calcium et en sels minéraux.

Un régime trop riche en sucres et en gras. Si l'Anses a jugé nécessaire de réactualiser ses recommandations nutritionnelles, c'est avant pour parce que les Français n'ont pas un régime alimentaire optimal. Interrogée par Europe 1.fr, Ysabelle Levasseur, diététicienne-nutritionniste le constate auprès de certains de ses patients. "Les gens consomment souvent trop de sucres dans des jus de fruits industriels, des boissons sucrées ou des confitures. D'autres personnes refusent de manger des féculents et des légumineuses par peur de grossir", note-t-elle.

De nombreux Français ne prennent plus le temps de cuisiner et ne mangent que des plats tout prêts et pas forcément équilibrés. "L'alimentation actuelle est plutôt tournée vers des comportements qui favorisent le développement de maladies cardio-vasculaires ou de diabète", ajoute la Diététicienne. Mais ce n'est pas une fatalité.

L'idéal? Le régime de type "méditerranéen". Nina Cohen-Koubi, médecin nutritionniste et psychosomaticienne, reconnaît qu'il est "très difficile de changer profondément les habitudes alimentaires. Mais en alertant et en expliquant, on peut les modifier sur la durée." D'ailleurs le régime préconisé par l'Anses est déjà pratiqué.

"Une étude [publiée en 2013 dans le New England Journal Medicine, ndlr] a montré qu'une alimentation de type 'méditerranéenne' était la meilleure en termes de prévention des maladies cardio-vasculaires notamment. Elle est basée sur très peu de viandes rouges, des fruits et des légumes à tous les repas et des céréales complètes. Ce qui correspond aux nouvelles recommandations de l'Agence", détaille la nutritionniste. La spécialiste a une petite astuce pour équilibrer facilement un repas: "avoir la moitié de l’assiette remplie de légumes de deux ou trois couleurs différentes pour l’égayer."

Peu de viande rouge et des fruits et légumes en quantité raisonnable. Quant à la viande, elle est souvent au centre des questions. "Nous consommons trop de protéines animales", constate Ysabelle Levasseur. "La viande est importante pour ses apports en fer mais la viande rouge est trop riche en acides gras saturés. Il faut donc en réduire sa consommation mais pas restreindre la viande blanche", qui est plus maigre.

Le tout est de savoir varier. D'ailleurs les légumineuses sont des atouts, non seulement pour être rassasié, mais aussi pour leurs apports en protéines (végétales). D'autant plus qu"en consommant trop de viande, on fatigue l’organisme qui met 4 heures à l’éliminer", précise encore Nina Cohen-Koubi.

Quant aux fruits et aux légumes qui sont riches en vitamines et en minéraux il ne faut pas non plus en consommer trop. Trois cents grammes par jour sont amplement suffisant (soit deux pommes, deux bananes ou trois abricots). La diététicienne Ysabelle Levasseur rappelle qu'il ne faut pas raisonner uniquement termes de calories: "Il faut manger de tout et rester dans un équilibre." Les régimes basés sur un seul produit sont d'ailleurs à éviter.

Quels sont les risques à éviter? "Il n'existe pas d'aliment miracle", certifie la spécialiste. En revanche, de nombreux aliments paraissent sains et sont même parfois recommandés mais il ne faut pas s'y fier. Ysabelle Levasseur l'assure, "il vaut mieux manger une petite tranche de pain complet qui cale et qui apporte des nutriments plutôt qu’une galette de riz" qui est certes pauvre en sucre mais riche en sel et qui n'apporte pas de sensation de satiété.

Il ne faut pas non plus éliminer certains aliments par principe comme l'avocat, proscrit de tous les régimes il y a quelques années, jugé trop gras, et que l'on recommande aujourd'hui pour les bonnes graisses qu'il apporte, rappelle Nina Cohen-Koubi. Par ailleurs l'alimentation est l'un des éléments à prendre en compte pour être en bonne santé mais ce n'est pas le seul, il faut également compter sur "l'hygiène de vie, le sommeil, la prise de médicaments…". Toutes ces recommandations sont à adapter au métabolisme de chacun pour être dans la meilleure forme possible.